12 mars 2008
Celle qui le valait bien !!
Un peu de superficialité dans ce blog sérieux !!!
En fait, ça reste quand même un sujet sérieux, même si je parle de maquillage !
Comme je le vaux bien, je me maquille... parfois... un peu !!! Un peu d'anti-cernes (ou beaucoup selon les jours, j'avoue !), un peu de fond de teint, parfois de la poudre, parfois du mascara et de temps en temps du rouge à lèvres.
Bon, je vous avais prévenu, c'est loin d'être du grand maquillage sophistiqué !
Mais bon... même si j'en mets peu, j'aime autant mettre des produits sains !
Je vais donc vous révéler le secret de ma beauté resplendissante (ceux qui me connaissent ne pourront pas me contredire !!!!) : je n'utilise que des produits de la gamme Couleur Caramel...
Et ce pour plusieurs raisons :
- j'ai une peau... comment la qualifier poliment... euh... je cherche... on va dire que j'ai une peau exigeante ! Et dès que je mets un produit un peu trop fort ou pas naturel, j'ai de plus en plus tendance à avoir des plaques qui apparaissent partout... de l'eczéma de contact quoi, n'ayons pas peur des mots !! Et avec le fond de teint Couleur Caramel, je n'ai rien ! Il tient bien, ne dessèche pas la peau, s'étale bien... il me convient donc parfaitement !
- les produits pour le teint (fond de teint, anti-cernes, poudre) existent en plusieurs coloris, des peaux très claires aux peaux les plus foncées. D'accord, là, vous êtes en train de vous dire que tous les produits pour le teint existent pour les peaux claires et pour les peaux mattes, quelle que soit la marque... Oui, mais là, il faut quand même que je précise que j'ai une peau très très pâle, oui, une peau de rousse. Je suis très très blanche, on peut le dire ! Et il n'y a que chez Couleur Caramel que j'ai trouvé tout ce dont j'avais besoin adapté à ma (non-)coloration de peau ! La nuance "beige diaphane" me va comme un gant !!!
- même si je me maquille peu, je trouve bien d'avoir un grand choix. Couleur Caramel propose une kyrielle de produits : pour les yeux, pour le teint, pour les lèvres, tout cela dans une grande quantité de nuances (plus de 60 couleurs d'ombres à paupières par exemple !)... Il y a aussi de nombreux accessoires : pinceaux divers et variés, démaquillant... Bref, vous trouverez forcément votre bonheur !
- évidemment, le côté écologique m'interpelle aussi particulièrement. Là aussi, plusieurs choses me paraissent très importantes dans leur démarche naturelle :
- les composants de ces cosmétiques sont d'origine naturelle (beurre de karité, cire d'olive, cire d'abricot...), certains sont même issus de l'agriculture biologique (huile de jojoba, huile d'amande douce...), ce qui n'est pas pour me déplaire !
- ces cosmétiques sont pour certains (et de plus en plus) issus du commerce équitable, ce qui est aussi une démarche qui nous tient à cœur, vous le savez !
- je n'ai pas besoin de vous préciser qu'aucun de ces produits n'est testé sur les animaux, ça va de soi !
- les contenants des produits sont pour la plupart réalisés en matériaux recyclés, et sont tous fabriqués en matériaux recyclables : par exemple, le mascara et le rouge à lèvres sont en carton, le fond de teint est dans un pot en verre avec un couvercle en bois. De plus, le fond de teint peut aussi être acheté en recharges, c'est-à-dire dans des tubes en aluminium recyclables. Je vous avais dit qu'ils faisaient ça bien !

Maintenant, je tiens à vous dire que je ne perçois aucune commission sur les achats chez Couleur Caramel ! Je vous informe aussi que je décline toute responsabilité si vous achetiez ces cosmétiques et qu'ils ne vous plaisaient pas ou qu'ils ne vous convenaient pas !!!!!!!
Et une toute dernière info si vous voulez acheter ce maquillage, vous le trouverez ici ou là.
04 mars 2008
Ceux qui fuyaient les parabènes
On voit, sur les cosmétiques bio et/ou naturels, la mention "sans paraben", "sans parabène" ou "paraben free". On comprend donc que le parabène est un produit que l'on trouve dans les cosmétiques non-bio et/ou non-naturels et qu'il doit s'agir d'un produit pas très sain.
Mais qu'en est-il exactement ? Qu'est-ce que le parabène ?
Ce produit que nous appelons "le parabène" devrait en réalité s'appeler "les parabènes", au pluriel... parce qu'ils sont plusieurs... méfiance !!!
Donc, les parabènes sont des produits chimiques largement utilisés dans l'industrie cosmétique mais aussi pharmaceutique comme conservateurs, afin d'empêcher le développement des champignons et des bactéries.
Ils sont utilisés depuis plus de 50 ans et on en trouve dans plus de deux tiers des cosmétiques, toutes catégories confondues (shampooings, crèmes, mousses à raser... et même dans les produits pour bébés).
On les trouve aussi à l'état naturel dans certains aliments tels que les mûres, l'orge, les fraises, le cassis, les pêches, les haricots blancs, les oignons ou même la vanille. Ils existent aussi naturellement dans le corps
humain (précurseur du Coenzyme Q10). Ils sont alors rapidement absorbés,
métabolisés et excrétés.
Il existe cinq types de parabènes de synthèse : méthyl-paraben, éthyl-paraben (E214), propyl-paraben (E126), butyl-paraben et isobutyl-paraben. Ils regroupent les esters de l'acide parahydroybenzoïque.
L'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité SAnitaire des Produits de Santé) fait, entre autres, de la veille toxicologique, notamment sur les parabènes. Elle souligne, dans son bilan 2004 (pages 29-30), que "des études in vitro sur des modèles cellulaires ont mis en évidence les propriétés œstrogéniques des parabens qui pourraient expliquer l'augmentation de l'incidence des tumeurs cancéreuses du sein". Et de préciser : "l'activité endocrinienne des parabens serait d'autant plus grande que la chaîne alkyle est longue (méthyl < éthyl < propyl < butyl < isobutyl)".
Donc, si on résume : les parabènes, que l'on classe du moins nocif (méthyl-paraben) au plus nocif (isobutyl-paraben), pourraient être à l'origine de cancers du sein.
L'AFSSAPS continue son constat alarmant : "suite à la publication de l'étude Darbre faisant état de la présence de parabens dans les biopsies de tumeurs mammaires chez l'homme, l'AFSSAPS a une nouvelle évaluation du risque lié à la présence de ces conservateurs dans les produits cosmétiques".
Suite à cela, on pourrait se dire que les parabènes, TOUS les parabènes, vont être interdits... eh bien non ! Il n'en est rien ! Voilà sa conclusion : "la commission de cosmétologie s'est prononcée favorablement à la poursuite de l'utilisation aux conditions prévues par la règlementation de 2 des 5 parabens les plus couramment utilisés : méthyl et éthyl-paraben. Pour le propyl-paraben, la commission de cosmétologie s'est montrée favorable à la poursuite de l'utilisation de ce conservateur sous réserve que des études complémentaires soient réalisées permettant de confirmer l'absence de risque aux condititions d'utilisation dans les produits cosmétiques".
Tout cela est fort inquiétant, non ? Mais ce n'est pas tout... lisez donc ceci, suite de ce rapport : "pour les autres parabens à chaînes plus longues, en l'absence d'intérêt d'utilisation par les industriels pour ces substances et du manque de données toxicologiques permettant d'écarter tout risque reprotoxique, la commission de cosmétologie s'est montrée favorable à demander à la commission européenne de le délister de la liste des conservateurs pouvant être utilisés dans les produits cosmétiques"... c'est parce que les industriels ne s'en servent pas qu'on va demander à ce que les parabens les plus nocifs soient sortis de la circulation. Édifiant !!!!
Mais comme si cela était déjà trop restrictif, l'AFSSAPS fait, en juin 2005, un nouvel article sur les parabènes dans son bulletin "Vigilances" n°27 (page 5) : "il apparaît bien que les parabens sont peu toxiques et bien tolérés, bien que des réactions allergiques puissent survenir chez certaines personnes"... oui mais alors, et les doutes sur les cancers du sein, on en fait quoi ? Aux z'oubliettes ??!! Ah ben non, faut lire la suite : "des études récentes ont cependant établi que ces conservateurs pourraient être à l'origine d'une faible perturbation du système endocrinien"... Ah, tout de même, pas si inoffensifs que ça alors ?!
Mais un nouveau danger des parabènes apparaît. Si les doutes étaient présents sur les cancers du sein, ils naissent aussi pour la fertilité masculine : "des effets toxiques du propyl-paraben et du butyl-paraben sur la reproduction ont été mis en évidence chez le jeune rat. Les études ont été réalisées à des doses susceptibles d'être compatibles avec les expositions humaines et suggèrent un risque potentiel pour la fertilité masculine. Aucun effet n'a été mis en évidence avec le méthyl-paraben ni avec l'éthyl-paraben".
Tout cela paraît déjà fort inquiétant... mais aucune recommandation particulière n'est alors proposée, si ce n'est bien sûr, de lancer une étude complémentaire !
Et, cerise sur le gâteau, quelques mois plus tard, en décembre 2005, l'AFSSAPS fait un nouvel article dans son bulletin "Vigilances" n°30 (page 3) expliquant qu'on retrouve les parabènes dans 80% des cosmétiques "en raison de leur efficacité anti-microbienne et de leur relative innocuité" et vantant même leurs mérites : "les parabens ont un large spectre d'activité sur les bactéries, les levures, les moisissures, et les champignons. Ils sont efficaces à de faibles concentrations et les mélanges de parabens ont un effet synergique".
Personne ne doutait de leur efficacité ! Mais que sont devenus les risques pour les utilisateurs ? On y vient : "des études ont mis en évidence la dégradation des parabens après application sur la peau, ce qui explique une faible exposition systémique du consommateur". Vous voilà rassurés ? Nous, non ! Surtout quand on se penche en détail sur la suite : "il a été démontré que les parabens pouvaient, dans certaines conditions, franchir la barrière cutanée chez l'animal mais les effets néfastes d'un éventuel passage transcutané des parabens chez l'Homme ne sont pas à ce jour démontrés. La plupart des études de toxicité générale (toxicité aiguë, subaiguë ou chronique) réalisées sur différentes espèces animales ont permis de montrer l'absence d'effets toxiques, génotoxiques, cancérogènes, et tératogènes de ces composés. Par ailleurs, en raison de leur hydrolyse dans l'organisme, ils ne sont pas susceptibles de s'accumuler dans les tissus".
Et c'est pourquoi l'AFSSAPS conclut que : "la commission de cosmétologie du 29 septembre 2005 s'est prononcée favorablement à la poursuite de l'utilisation, aux conditions prévues par la réglementation actuelle, de 4 des 5 parabens les plus couramment utilisés (méthyl, éthyl, propyl et butyl parabens)". Voilà donc un sacré retour en arrière...
Et pour l'isobutyl-paraben, je vous laisse deviner la conclusion ! Gagné : l'utilisation reste possible en attendant que de nouvelles études aient lieu !!
Notre conclusion à nous sera bien différente : le doute est là, et bien trop présent pour ne pas fuir les parabènes... en n'achetant plus que des cosmétiques sans parabène !
14 février 2008
Ceux qui étaient conquis par le savon d'Alep
Nous avons pratiquement tous entendu parler du savon de Marseille, mais beaucoup moins de son ancêtre, qui n'a pourtant rien à lui envier : le savon d'Alep.
Un de nous deux (nous ne dirons pas laquelle...) n'aimant pas l'odeur du savon de Marseille, nous avons voulu essayer le savon d'Alep, avant de l'adopter ! À condition bien sûr d'apprécier l'odeur du laurier... car c'est un des ingrédients essentiels de ce savon millénaire. Le véritable savon d'Alep est composé :
- d'huile d'olive (Olea europaea) ;
- d'huile de baies de laurier (Laurus nobilis) ;
- d'eau (Aqua) ;
- de soude (Sodium hydroxyde).
La soude est indispensable pour que le savon d'Alep soit... un savon ! Sans parler de la soude chimique (beurk), il y a trois façons d'obtenir de la soude naturelle : à partir de centres de bois, à partir d'une plante (la suaeda vera) ou bien à partir de sédiments marins.
Par exemple, le pain de savon d'Alep que nous utilisons (distribué par la marque Douce Nature), indique "soude végétale (suaeda vera)".
Simplicité, naturel et efficacité, que demander de plus ?
Qu'il soit liquide pour être plus pratique ? Et bien c'est possible ! S'il existe des "savons d'Alep liquides" déjà prêts, nous avons choisi de la poudre pour préparation de savon d'Alep :

Recharge pour préparation de savon d'Alep liquide (marque Lauralep)
Il s'agit de 25g de poudre, à mélanger avec 500ml d'eau pour obtenir... 500ml de savon d'Alep liquide ! Format très pratique et hygiénique pour se laver les mains, la marque que nous avons trouvée est Lauralep, qui utilise des ingrédients de très bonne qualité (huile d'olive bio, baies de laurier bio [en excellente proportion : 30%] et soude à partir de sédiments marins).
Pour plus d'informations sur ce produit, vous pouvez aller voir cette page, qui en dit plus sur le savon d'Alep (c'est d'ailleurs là qu'on a trouvé les différents types d'obtention de la soude) et sur les produits de la marque Lauralep (c'est même plus détaillé que sur le site officiel !). Nous l'avons trouvée à 2 Euros pour produire 500ml de savon d'Alep.
Nous vous invitons à essayer le savon d'Alep (si ce n'est déjà fait) et... à regarder la liste des ingrédients d'un savon liquide "bien industriel de base", voire même des savons dits de Marseille, pour comparer... alors, convaincus ?
Édit du 19/02/2008
Une précision : la préparation liquide à base de poudre de savon d'Alep est utilisable immédiatement, elle s'épaissit dans les 48 heures et se conserve pendant deux mois.
20 janvier 2008
Celui qui recherchait un dentifrice plus naturel
J'ai regardé il y a quelques jours les composants de notre dentifrice... et j'ai hâte qu'il soit terminé pour en changer ! Je vous épargnerai ici l'énumération de noms barbares, de codes INCI et autres surnoms de molécules de synthèse (dont plusieurs dérivés pétrochimiques) qu'on pourra trouver dans la liste des ingrédients... et donc dans notre bouche !!!
Après recherche d'informations sur les constituants douteux de ce dentifrice (non sans mal), on en vient au même constat pour les cosmétiques "classiques" qu'avec l'industrie agro-alimentaire "classique" : une présence anormale de produits chimiques, potentiellement néfastes pour notre santé (au mieux "tolérés" par notre organisme) et pas vraiment respectueux de notre environnement (moyens d'obtention/extraction/synthèse, déchets, pollution, etc.)...
Nous allons donc devoir trouver un dentifrice plus naturel que cette pâte aux slogans prometteurs, que nous avons jusqu'à présent eu l'habitude d'étaler sur nos dents... et qui finit dans le réseau d'épuration des eaux rejoindre tous ses amis chimiques !
Après une mini-étude de marché, j'opterais bien pour cette poudre dentaire appelée Perblan (qui nous vient de Belgique et qui s'appelle Dentoblan là-bas), repérée dans un magasin du réseau Biocoop. Attention cependant car plusieurs versions du dentifrice semblent co-exister, la recette originale étant 100% naturelle mais la version modifiée contient du propylene glycol (humectant synthétique) et de l'ethoxydiglycol (solvant synthétique)... comme quoi il vaut mieux se méfier, même avec les produits dits "naturels" (à ce propos, une charte bio Cosmebio existe pour garantir la qualité biologique des cosmétiques).
Le format en poudre de Perblan est original et intéressant, mais d'autres dentifrices naturels existent sous des formats traditionnels (en pâte/gel), par exemple les gammes de dentifrices des marques Weleda, Cattier (Dentargile), Logona et Lavera. Il est aussi envisageable de fabriquer soi-même son dentifrice... mais cela fera peut-être l'objet d'un prochain billet !
Et vous, avez-vous déjà fait le pas vers un dentifrice plus naturel ? N'hésitez-pas à ajouter un commentaire pour nous faire part de votre expérience !
Édit du 24/01/2008
Tout d'abord merci pour vos commentaires, cela fait plaisir de voir que ce sujet n'est pas (qu')une lubie personnelle ;)
Ça y est, j'ai acheté aujourd'hui de la poudre dentifrice Perblan (au citron) ! Impression du premier essai : la sensation est... "agréablement surprenante" !
Au tout début cela semblait très fade (et décevant), mais rapidement, une mousse légère se forme et une saveur très discrète se fait sentir. Pas encore assez de recul sur la "sensation d'haleine fraîche au fil du temps" (l'essai date d'une demi-heure !), mais la délicatesse des arômes fait que, contrairement à beaucoup de dentifrices classiques, on n'est pas tenté de se débarrasser au plus vite de ce goût ultra-fort qui nous agresse au premier contact, et qui est très désagréable après un repas... du coup le brossage a été prolongé !
L'action détergente a l'air très efficace (tout en étant assez douce pour les dents), et la perception de propreté est impeccable ! Quel plaisir aussi de savoir que tout est naturel...
Peut-être est-il intéressant d'alterner avec un autre dentifrice au goût plus prononcé le matin... à peaufiner !
Enfin, la fabrication maison de son dentifrice est une piste à explorer ; par contre, cela demande de se renseigner encore plus sur chaque ingrédient ! À suivre...
