06 décembre 2008
Ceux qui achetaient une yaourtière
Comme c'est Noël... ah non ? Pas encore... Bon alors disons, que c'est pour la Saint-Nicolas...
Nous disions donc : pour la Saint-Nicolas, nous avons acheté une yaourtière. Cela faisait quelques temps que nous y pensions... et là, ça commençait vraiment à nous démanger ! "Celle de Bio & Co" a des envies de yaourtière... normal pour une femme enceinte, non ?!!!!!!!
Nous sommes quand même des consommateurs très réguliers de yaourts : au moins trois par jour, et certaines fois, on peut aller jusqu'à cinq. Donc, on se disait que d'une part, ça pouvait être rentable, et d'autre part, on pouvait se faire des yaourts fort sympathiques.
Du coup, on a investi dans une yaourtière. Et on l'a reçue aujourd'hui.
Évidemment, le carton n'avait pas franchi le seuil de la maison qu'il était déballé, la yaourtière sortie, le mode d'emploi en cours de lecture et les pots vides au lave-vaisselle !!
Donc, nous avons fait notre première fournée... on a commencé simple bien sûr : yaourts nature (avec des ferments achetés le jour où nous avions commandé la machine !) !! Résultat ce soir (sans même attendre le temps de pause "réglementaire" tellement nous voulions goûter) : que nos yaourts sont bons et que c'est bon de manger ses propres yaourts !!!!
Et, parce qu'une yaourtière pour faire uniquement des yaourts nature nous semblait bien triste, nous avons reçu aussi des livres de recettes de yaourts, avec des idées aussi originales qu'alléchantes.
Donc ce soir, une nouvelle fournée vient de commencer : quatre yaourts aux biscuits (les fameux minis petits beurres dont on avait parlé là) et quatre yaourts au coulis kiwis-banane (bio... bien sûr !!).
Et pour le verdict, il va falloir qu'on patiente... et vous aussi !!
27 septembre 2008
Celui qui testait des produits bio #07
#07 : les "tartines de l'écureuil"
Nous vous parlions de tartines dans le dernier test, parlons maintenant de pâtes à tartiner !
Regrettant que la marque Ferrero ne fasse pas de Nutella® bio (pour l'instant elle ne souhaite même pas garantir l'absence d'OGM dans son produit, ce qui le classe en catégorie rouge dans le guide des produits avec ou sans OGM de Greenpeace), j'ai essayé deux produits de la gamme "Les Tartines de l'Écureuil", de l'entreprise NOISERAIE Productions : Chokénut et Chocolinette.
Le premier, Chokénut, est un concurrent direct de Nutella.
Pour moi, il ne joue pas dans la même cour puisqu'il est bio, contient 28% de noisettes entières contre 13% de noisettes pour le Nutella (a priori pas entières sinon ce serait mis en valeur...), son cacao n'est pas du cacao "maigre" et il ne contient pas de "lait écrémé en poudre", de "lactosérum en poudre", d'émulsifiant, de "lécithine de soja", ni d'arôme (d'ailleurs, que se cache derrière le mot "arôme" dans le Nutella ???). Le seul reproche côté ingrédients qu'on peut lui faire est de contenir de la fleur de sel, ce qui est dommage voire inutile pour un produit sucré.
Pour "Celle de Bio & co" (Marianne), le Nutella est un produit sacré qu'on ne pourra jamais remplacer... surtout en ce moment où elle est enceinte (scoop) !
Là où nous sommes d'accord, c'est qu'ils n'ont pas le même goût (normal vu la différence dans les ingrédients), ils sont tout simplement différents. Chokénut ne cherche pas à imiter Nutella, ce n'est donc pas une mauvaise copie comme nous en avons déjà pu en goûter.
Le deuxième, Chocolinette, est devenu ma pâte à tartiner préférée ! La différence avec Chokénut, c'est qu'il ne contient pas de sel, et que les 28% de noisettes entières sont répartis en 14,7% de noisettes entières et 13,3% de noix de cajou, ce qui lui donne un goût... exquis !

Le gros et le petit pot de Chocolinette, à tartiner avec ou sans modération !!!
Il existe d'autres produits de la gamme "Les Tartines de l'Écureuil" (NutéOr aux écorces d'oranges, KaféNut aux extraits de café, et même un à la noix de coco qui n'apparaît pas sur le site), peut-être y trouverez-vous votre bonheur ?
02 juillet 2008
Ceux qui testaient des produits bio #06
#06 : les tartines craquantes au sarrasin

Voici des "craquottes" qui n'ont absolument rien à envier à celles de la marque qui a déposé le nom (Heudebert). Non seulement elles sont bio, mais elles ont la particularité d'être au sarrasin. Du coup, on les adore ou on les déteste, mais on ne reste pas indifférent : nous on les adore !
De la marque Le pain des fleurs, elles sont indiscutablement craquantes et possèdent un subtil goût qui fait penser aux galettes bretonnes, par la présence de farine de sarrasin. Naturellement sans gluten, le sarrasin leur procure donc un goût unique, mais également un intérêt nutritif comme vous pouvez le découvrir dans cette fiche très intéressante sur les propriétés du sarrasin.
À vos tartines !
13 mai 2008
Ceux qui testaient des produits bio #5
#5 : les mini cookies quinoa aux pépites de chocolat et aux noix d'Amazonie
Bon, d'accord, le produit conseillé n'est pas bio... mais il est quand même commerce équitable ! Et puis, il faut avouer qu'il est tellement bon qu'on ne saurait résister à l'envie de vous le recommander !
Une fois n'est pas coutume, c'est un produit sucré que l'on vous propose... des mini cookies quinoa aux pépites de chocolat et aux noix d'Amazonie, de la marque Alter Eco.
Vous l'aurez compris : c'est un régal !!!
Pour celles et ceux qui n'aiment pas le quinoa, rassurez-vous, on ne sent pas le goût... mais on bénéficie quand même des vertus de cette céréale !
Une petite chose assez pratique dans cette boîte : elle contient deux sachets fraîcheurs de 50g chacun... pour celles ou ceux qui arriveraient à ne pas manger le paquet en une seule fois !!!
21 avril 2008
Celle qui testait des produits bio #4
#4 : le chocolat blanc croustillant nougatine d'amandes
Le chocolat blanc croustillant nougatine d'amandes, de la marque Alter Eco, a fait son entrée dans notre maison... c'est tellement bon que je me fais une joie de partager ce coup de cœur gustatif avec vous !
Évidemment, il faut aimer le chocolat blanc, mais celui-là est un vrai régal ! Les petits bouts croustillants à l'intérieur ne gâchent rien, soyons honnêtes !!
Vous vous doutez bien sûr que c'est du chocolat bio, et rien qu'en lisant le nom de la marque, on devine qu'il est issu du commerce équitable... deux raisons supplémentaires de l'acheter !
Le cacao vient de la coopérative El Ceibo en Bolivie, et le sucre de canne de la coopérative El Arroyense au Paraguay, et sont récoltés par de petits producteurs dans les "règles de l'art" du commerce équitable.
Le site Alter Eco décrit ce chocolat comme étant : "l'alliance de la douceur
onctueuse d'un chocolat blanc délicieusement fondant et le croquant
irrésistible d'éclats de nougatine d'amandes ; c'est un concentré de
gourmandise 100% naturel".
Eh bien, je suis d'accord !!!!
13 avril 2008
Celui qui optait pour le sel non raffiné
Après le sucre complet, c'est au tour du sel non raffiné de faire son entrée dans nos placards de cuisine !
Notre sel de table arrivant laborieusement à sa fin, j'avais pour mission de lui trouver un remplaçant... et l'heureux élu (jusqu'à la prochaine mission) est du sel de Guérande, moulu, récolté à la main et surtout... non raffiné !
Le raisonnement est exactement le même qu'avec le sucre : alors que le sucre raffiné en est réduit à être une simple molécule (du saccharose à plus de 99,7%), le sel raffiné est du chlorure de sodium à 99,9%.
Ce qui est vraiment dommage car le sel naturel, non raffiné, contient des quantités intéressantes de minéraux (calcium, fer, magnésium par exemple) et d'oligo-éléments...
Par ailleurs, le raffinage fait intervenir plusieurs produits chimiques et le sel raffiné contient généralement des conservateurs, des anti-agglomérants et des additifs (dont certains sont bien entendu controversés).
Enfin, chaque sel non raffiné emporte un peu avec lui la particularité de sa provenance, aussi bien au niveau de son aspect, de ses qualités gustatives, que de sa composition : une façon de voyager pour pas cher à Noirmoutier, Guérande ou même l'Himalaya, où l'on trouve le sel gemme Himalayen ! C'est quand même plus classe que du chlorure de sodium non ?
Note : la photo qui accompagne ce billet a été prise en Bolivie (crédit : Luca Galuzzi - www.galuzzi.it), dans le plus grand lac salé du monde, le "Salar de Uyuni".
Édit du 18/05/2008
Notre sel de Guérande a été acheté en magasin Biocoop, c'est celui de la marque Le Guérandais.
30 mars 2008
Ceux qui testaient des produits bio #3
#3 : les sablés à l'épeautre
L'épeautre a de grandes qualités nutritives, mais aussi gustatives. C'est pourquoi nous avons voulu goûter des sablés à l'épeautre (pour changer des minis petits-beurre à l'épeautre complet). Ceux de chez Bioroc' Hélou (au "grand épeautre") sont absolument délicieux !

Vendus par 12 en magasin Biocoop, au sucre de canne roux non raffiné et au sel marin non raffiné, ils sont très vite mangés tellement ils sont bons ! Un paquet n'a jamais tenu plus d'un jour, à deux morfales et demi !
D'autres sablés à l'épeautre nous ont séduits, mais pas autant : les sablés d'épeautre de Moulin des Moines (toujours en Biocoop). Au sucre complet, ce qui est rare dans les produits préparés, le petit bémol qu'on leur trouve vient de leur texture peu "sablée" et trop compacte, ce qui les fait presque passer pour des palets bretons.
16 mars 2008
Celui qui était intrigué par une céréale ancienne
Depuis quelques temps, j'essaie de faire un peu de "hors-piste" par rapport au parcours habituel de mon magasin Biocoop fétiche, ce qui m'a amené à lire la petite histoire racontée sur une boîte de céréales un peu différente des autres, un mélange de trois céréales anciennes... et à en découvrir l'une d'elles : le Kamut® ! Sur cette boîte, cette céréale est présentée comme "la céréale des Pharaons"... intriguant non ?
Bon, comme souvent, une fois que l'on connaît une personne ou quelque chose, on la voit partout après ! Il m'a suffi de me retourner pour en voir sous différentes formes : céréales, pâtes (spaghettis, tagliatelles, torsades) et boulghour...
Ce qui m'a interpellé en premier, c'est que le nom Kamut® est systématiquement suivi du symbole de marque déposée... car c'en est une, ce qui ternit un petit peu le côté "Égypte ancienne" mis en avant !!! J'ai quand même pris une boîte de tagliatelles pour goûter... et ce fut très bon !
Le Kamut® est en fait un cultivar d'une variété très ancienne de blé, le "blé Khorasan". Je vous invite à lire cette description synthétique, qui résume très bien ce que j'ai pu trouver à son sujet.
Et comme d'habitude, quand on cherche quelque chose... on trouve autre chose ! Si l'on s'intéresse aux céréales anciennes, on tombe forcément sur l'épeautre... mais saviez-vous qu'il existe le "petit épeautre" et le "grand épeautre" ? Le petit épeautre a lui aussi une longue histoire, à découvrir dans cet entretien très intéressant avec un cultivateur de petit épeautre de Haute-Provence.
09 mars 2008
Ceux qui testaient des produits bio #2
#2 : le sucre de canne complet bio et équitable
Pour ce deuxième "bio-test", encore un produit de la marque Jardin bio' (nous n'avons pas d'actions chez eux !), qui propose un très bon sucre complet.
Le premier intérêt est qu'il est bio, ce qui est d'autant plus important pour les produits sous leur forme complète (sucre, céréales, farine, pain, pâtes, etc.), dont l'état brut et "non-raffiné" fait que l'on profite d'une tonne de nutriments... mais aussi du maximum possible des résidus de traitements phytosanitaires chimiques (entre autres) si le produit n'est pas bio !
Le deuxième intérêt est qu'il est équitable, par le soutien des producteurs de canne à sucre de la coopérative "Asoprodulce" au Costa Rica. Ce n'est vraiment pas négligeable lorsque l'on a conscience de la situation d'exploitation de nombreux travailleurs de plantations dans le commerce conventionnel du sucre...
24 février 2008
Celui qui découvrait une baleine sous galet
Ma première intention pour ce billet était de parler du panga, un poisson élevé intensivement au Vietnam et qui fait fureur en France à cause de grâce à son prix très faible. Pour résumer, plusieurs choses se passent en coulisses pour rendre ce prix possible :
- injections d'urine de femmes enceintes (oui oui, vous avez bien lu) aux femelles pour assurer un nombre d'alevins extraordinaire (et par définition anormal) ;
- élevage très intensif dans les eaux douteuses du Mékong, en profitant de la formidable capacité de résistance de ces poissons ;
- distributions de boulettes très riches en protéines aux pangas, à base de farines... de poissons (notamment) ;
- utilisation d'une main d'œuvre très peu coûteuse dans des conditions difficiles.
Pour en savoir plus :
- si vous avez 3 minutes, vous pouvez regarder cette vidéo (France 2) ;
- si vous avez 20 minutes, regardez plutôt ce reportage de l'émission Capital (M6), beaucoup plus critique.
Bon, le panga, "c'est fait" et je n'en achète plus !
Mais du coup, je me suis demandé ce qu'il en était pour d'autres élevages de poissons, comme le saumon par exemple, en me disant qu'il y avait peut-être "anguille sous roche"... mais c'est plutôt une "baleine sous galet" que j'ai trouvée : les défauts énormes et à peine dissimulés d'une production à la sauce industrielle...
Pour vous en convaincre, lisez cet article, qui décrit bien la situation pour l'élevage classique de saumons. Un élevage bio de saumons, comme cet élevage bio des îles Shetlands apparaît donc préférable (reste à voir le prix sur les étalages).
Quant aux poissons sauvages, j'ai trouvé plusieurs éléments pour s'orienter vers une meilleure "consomm'action" :
- ce guide poisson proposé par la WWF, qui identifie les variétés à privilégier, celles à consommer avec modération et celles à éviter (pour des raisons environnementales) ;
- ce guide "Et ta mer, t'y penses ?" de Greenpeace qui permet de comprendre les tenants et les aboutissants ;
- il existe une norme MSC pour faire face aux problèmes de surpêche et assurer une pêche durable, à la manière de la norme FSC pour la gestion des forêts.
Il n'est pas évident de choisir entre poisson d'élevage et poisson sauvage, mais l'important est de savoir, pour mieux consommer...
Édit du 25/02/2008
Ce que je trouve problématique avec les farines de poissons données aux poissons d'élevage est de leur faire manger des cadavres de poissons déshydratés venus du bout du monde (du Pérou par exemple pour nourrir les pangas du Vietnam).
Les pangas et les saumons sont bien tous deux carnivores et mangent des
poissons (le problème n'est ainsi pas le même qu'avec les farines animales qu'on donnait à des herbivores), mais des poissons parmi ceux de leur écosystème, à l'état naturel et non
sous formes de farines. L'élevage bio de poissons accorde de l'importance à ce sujet en remplaçant les farines par des retailles de poissons frais.
Le sujet est difficile et les farines de poissons soulèvent d'autres problèmes (peut-être plus importants), qu'on peut découvrir dans ce dossier très intéressant de Greenpeace, "Une industrie mise au défi - Vers une aquaculture durable", qui y consacre deux parties sur sept !
Sinon, pour ceux qui n'aiment pas le poisson et qui les boycottent donc tous, le problème est réglé !!!
