Bio & co

Ceux qui essayaient d'apporter leur pierre à l'édifice...

27 février 2008

Celle qui achetait des huiles essentielles

tea_treeQuand j'ai commandé les couches lavables de Bébé, j'ai aussi commandé mes premières huiles essentielles (bio) : des huiles essentielles d'Arbre à Thé ou Tea Tree.

Je ne connaissais que très peu ces huiles. Comme tout le monde, j'en avais entendu parler, comme tout le monde, bien sûr ! Mais je ne les utilisais pas, si ce n'est occasionnellement pour Bébé au travers du baume Baby Essential de Euphia pour "décongestionner de manière naturelle" et pour "renforcer les défenses contre les agressions climatiques".

40a0_2En commandant de l'huile essentielle d'Arbre à Thé, je découvrais donc les huiles essentielles !!! Cette huile essentielle est vivement conseillée pour faire tremper les couches en attendant le lavage en machine car elle est anti-bactérienne, anti-mycosique, entre autres !!!

Mais bon... l'odeur de l'Arbre à Thé étant un peu forte à mon goût et persistant même après le lavage, j'ai décidé d'utiliser une autre huile essentielle dans ma machine à laver. Et j'ai choisi les agrumes... et même plus particulièrement l'Orange Douce (bio aussi !).

Oui, mais comme ce n'est pas donné et que si j'en mets chaque fois que je fais tourner une machine, ça va partir vite, j'ai cherché à les acheter pas trop chères !
ab68_11Et j'ai trouvé une boutique sur eBay, Arôme Douceur et Déco... et là, je suis doublement contente de mon achat ! Non seulement le flacon d'huile essentielle d'Orange Douce bio n'est qu'à 2,50 euros (hors frais de port), mais en plus le contenu de mon colis (expédié très rapidement) était protégé par des "chips" en amidon de maïs... et pas en polystyrène... Une vraie éthique, donc ! Bravo !

Vous l'aurez compris, je n'en suis qu'au tout début de la découverte des huiles essentielles, mais je compte bien me renseigner sérieusement et renouveler l'expérience !
C'est pour cela que je vais avoir besoin de vous... Quelle(s) huile(s) essentielle(s) utilisez-vous fréquemment ? Quel usage en avez-vous ?? Et quels conseils donneriez-vous à une novice ???


Édit du 28/02/2008
Pour apporter quelques précisions suite aux commentaires laissés sur ce billet, je tiens à dire que je n'utilise les huiles essentielles QUE dans l'eau des couches et dans la machine à laver !
Et bien évidemment, il ne me serait pas venu à l'idée de les utiliser sans m'être consciencieusement renseignée avant ! C'est aussi pour cela que j'avais demandé vos conseils... et je vous remercie d'ailleurs de les avoir donnés !

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26 février 2008

Ceux qui pratiquaient le maternage #4

#4 :signer avec Bébé

Bébé a tout juste un an... elle marche, elle court même...
Côté langage oral, elle dit "miam-miam", "papa" et "maman", fait plein d'autres syllabes et bruits divers et variés... mais surtout, elle meurt d'envie de dire des tas d'autres mots ! On le sent ! Elle montre les objets du doigt et nous fait des bruitages d'un air exaspéré... Aargghhhh... que la communication est difficile dans ces conditions !! Et quelle frustration on sent chez Bébé quand elle veut quelque chose et que l'on ne comprend pas !!

C'est pour cela que nous avons décidé de lui apprendre la langue des signes... oui, oui, vous avez bien compris ! La Langue des Signes Française (LSF) un peu aménagée pour être à la portée des bébés et des enfants bien sûr !
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Nous avons acheté le livre "Signe avec moi" de Nathanaëlle Bouhier-Charles et Monica Companys. Vous pourrez vous le procurer ici.
Dans la première partie du livre, on retrouve la démarche "Signe avec moi" : l'origine, les principes de base et la méthode en elle-même. Dans la deuxième partie, on trouve les signes que l'on peut faire avec notre enfant. Les signes proposés sont très nombreux et classés par thèmes (activités, se nourrir, nature, sens et émotions, communiquer, personnes) afin d'être sûrs de trouver le mot dont vous avez besoin !
De plus, les signes sont très bien expliqués... donc, pas d'inquiétude !

Nous nous sommes bien sûr posé la question du retard de langage oral que pourrait entraîner la communication par signes... En fait, c'est tout le contraire qui se produit ! Même si l'enfant apprend à communiquer avec des signes, il reste quand même entouré de paroles... et ce d'autant plus que les signes doivent toujours accompagner la parole ! De plus, l'enfant étant habitué à communiquer par signes, il sera toujours dans cette optique de communiquer... et donc de verbaliser les mots signés dès qu'il pourra le faire !

En fait, c'est très simple : la méthode est basée sur la répétition (comme tout apprentissage) et l'association mot prononcé-mot signé. Chaque fois que l'on prononce le mot que l'on veut faire découvrir à l'enfant, on le signe en situation.
Pour signer avec les enfants, nous n'avons pas besoin de connaître la LSF ni d'apprendre à signer des phrases entières. Il suffit de signer des mots-clés... mais toujours en situation, sinon, l'enfant n'associe pas le signe au mot.

Scan10019Nous, nous avons commencé par signer le mot "eau", chaque fois que nous proposions à Bébé son biberon rempli d'eau.
Nous signons aussi régulièrement les mots : téter, oiseau, manger, merci, banane, pain et au revoir ; et plus occasionnellement (car nous en sommes encore aux débuts) les mots : dormir, fini, musique, livre, non et bravo.

Nous avons commencé il y a un peu plus de deux semaines... et quelle ne fut pas notre surprise en voyant Bébé signer pour la première fois le mot "eau", le week-end dernier ! Maintenant, chaque fois qu'elle a soif, elle est capable de nous le dire !!! Nous sommes ravis de cette communication qui s'installe entre nous et Bébé se fait comprendre facilement... que demander de plus ??!!!!


Édit du 27/02/2008
Pour répondre à la question qui est posée dans un commentaire, je dirais qu'il n'y a pas d'âge pour commencer à signer. Le livre explique que l'on peut commencer dès 6 mois et jusqu'à... quand on veut !

En fait, le meilleur moment pour commencer est vers 8-10 mois, c'est-à-dire quand le bébé commence à imiter et à reproduire les gestes qu'il voit. On peut donc se dire que quand bébé commence à pointer du doigt, à applaudir, à dire "au revoir" (c'est déjà un signe !) ou même à tendre les bras pour être porté, il est prêt à être réceptif aux signes.

Mais attention, ce n'est pas parce que vous commencez tôt que votre enfant signera vite. Pour certains enfants quelques jours suffisent. Pour d'autres, il faudra attendre plusieurs semaines ! Patience, donc !!

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24 février 2008

Celui qui découvrait une baleine sous galet

baleine_sous_galetMa première intention pour ce billet était de parler du panga, un poisson élevé intensivement au Vietnam et qui fait fureur en France à cause de grâce à son prix très faible. Pour résumer, plusieurs choses se passent en coulisses pour rendre ce prix possible :

  • injections d'urine de femmes enceintes (oui oui, vous avez bien lu) aux femelles pour assurer un nombre d'alevins extraordinaire (et par définition anormal) ;
  • élevage très intensif dans les eaux douteuses du Mékong, en profitant de la formidable capacité de résistance de ces poissons ;
  • distributions de boulettes très riches en protéines aux pangas, à base de farines... de poissons (notamment) ;
  • utilisation d'une main d'œuvre très peu coûteuse dans des conditions difficiles.

Pour en savoir plus :

Bon, le panga, "c'est fait" et je n'en achète plus !

Mais du coup, je me suis demandé ce qu'il en était pour d'autres élevages de poissons, comme le saumon par exemple, en me disant qu'il y avait peut-être "anguille sous roche"... mais c'est plutôt une "baleine sous galet" que j'ai trouvée : les défauts énormes et à peine dissimulés d'une production à la sauce industrielle...
Pour vous en convaincre, lisez cet article, qui décrit bien la situation pour l'élevage classique de saumons. Un élevage bio de saumons, comme cet élevage bio des îles Shetlands apparaît donc préférable (reste à voir le prix sur les étalages).

Quant aux poissons sauvages, j'ai trouvé plusieurs éléments pour s'orienter vers une meilleure "consomm'action" :

  • ce guide poisson proposé par la WWF, qui identifie les variétés à privilégier, celles à consommer avec modération et celles à éviter (pour des raisons environnementales) ;
  • ce guide "Et ta mer, t'y penses ?" de Greenpeace qui permet de comprendre les tenants et les aboutissants ;
  • il existe une norme MSC pour faire face aux problèmes de surpêche et assurer une pêche durable, à la manière de la norme FSC pour la gestion des forêts.

Il n'est pas évident de choisir entre poisson d'élevage et poisson sauvage, mais l'important est de savoir, pour mieux consommer...


Édit du 25/02/2008
Ce que je trouve problématique avec les farines de poissons données aux poissons d'élevage est de leur faire manger des cadavres de poissons déshydratés venus du bout du monde (du Pérou par exemple pour nourrir les pangas du Vietnam).
Les pangas et les saumons sont bien tous deux carnivores et mangent des poissons (le problème n'est ainsi pas le même qu'avec les farines animales qu'on donnait à des herbivores), mais des poissons parmi ceux de leur écosystème, à l'état naturel et non sous formes de farines. L'élevage bio de poissons accorde de l'importance à ce sujet en remplaçant les farines par des retailles de poissons frais.

Le sujet est difficile et les farines de poissons soulèvent d'autres problèmes (peut-être plus importants), qu'on peut découvrir dans ce dossier très intéressant de Greenpeace, "Une industrie mise au défi - Vers une aquaculture durable", qui y consacre deux parties sur sept !

Sinon, pour ceux qui n'aiment pas le poisson et qui les boycottent donc tous, le problème est réglé !!!

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23 février 2008

Celle qui utilisait un nouveau produit pour ses sols

Si vous avez bien lu tout le blog... C'est le cas, n'est-ce pas ? Pas besoin de remettre le lien pour vous rafraîchir la mémoire ??
Bon allez... je vais quand même le faire pour les nouveaux visiteurs...

Donc, je disais : si vous avez bien lu le blog et particulièrement ce billet, vous savez que je n'utilise pour nettoyer ma maison que des produits écolabellisés.
Eh bien voilà, j'ai découvert il y a peu un autre produit... qui n'est même pas écolabellisé ! Allez savoir pourquoi !!!

Alors un quizz : je suis composé d'huile végétale (huile d'olive et/ou de lin et/ou de palme et/ou de coprah ou autre) et de potasse... le tout parfumé par exemple à l'huile essentielle de lavandin... je suis ? Je suis ? Je suis ?
Mais oui, le savon noir bien sûr !

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Utilisé comme n'importe quel nettoyant, il suffit de le diluer dans de l'eau et le voilà prêt à l'emploi !
Efficace, sain et laissant derrière lui une très bonne odeur, il est maintenant adopté !

Le savon noir... plus naturel que ça, pas sûre que ça existe, si ???

Posté par bioeco à 15:34 - Maison - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2008

Ceux qui disaient stop à la pub

Parce qu'on en avait marre d'avoir notre boîte aux lettres envahie, nous sommes allés à la mairie demander ça :

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Un autocollant stop-pub !!

Le but de cet autocollant est de faire en sorte que notre boîte aux lettres retrouve sa fonction initiale et principale, ce pour quoi elle a été créée : recevoir des lettres et des colis... NOS lettres et NOS colis ! Et pas les centaines de publicités, prospectus et autres journaux qui nous sont quotidiennement imposés.

Nous ne lisons jamais ces flots de papiers déversés dans notre boîte. JAMAIS ! Ils passent directement de notre boîte aux lettres à notre poubelle de recyclage... sans passer par la case lecture, ni même ouverture ou simple feuilletage !
Et puis, cerise sur le gâteau, nous avons même eu un jour où nous avions tellement de publicités dans notre boîte aux lettres que notre facteur n'a pas pu y rentrer un colis... et il a donc fallu aller à la Poste le récupérer... super, non ??!!!

Bref, si vous êtes comme nous, agacés par cet envahissement, vous pouvez vous rendre à votre mairie demander un autocollant STOP PUB.
Et si vous hésitez encore, lisez ceci... et vous pourrez ensuite aller à votre mairie demander votre autocollant STOP PUB !!!!

Posté par bioeco à 21:30 - Écologie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 février 2008

Celle qui fabriquait du papier recyclé

Dans la suite du travail que j'ai fait avec mes élèves sur le tri des déchets et le recyclage, je leur ai fait fabriquer du papier recyclé. Quelle rigolade !! Enfin... pour eux ! Pour moi, ça a été un peu la galère...

Le plus dur était de trouver le bon matériel...
Oui, parce que pour fabriquer du papier recyclé, il faut un peu de matériel... des choses faciles à trouver (des bacs et/ou des bassines, des journaux, du tissu en coton [ou de l'essuie-tout dans le pire des cas !], un mixeur, une cuillère en bois), mais aussi des choses beaucoup plus difficiles à se procurer comme un tamis et une presse. Et puis même deux ou trois... pour faire passer 24 élèves sans y passer trois semaines !!!

boiteapapierrecycle2Grâce à un kit prêté fait-main (dans un collège) et grâce à un kit acheté sur Tout Allant Vert pour 21 euros, le problème a été résolu.
Ce kit, appelé "La boîte à papier recyclé" comprend un tamis, deux presses et une fiche de fabrication qui explique, détaille et illustre super bien... le tout dans une petite valise de rangement.

Bon, une fois équipée, j'ai donc pu me lancer ! J'ai d'abord testé seule la fabrication, puis une fois la technique maîtrisée, j'ai lancé le processus à grande échelle !!!!!!
Attention, si les enfants peuvent le faire dès 4 ou 5 ans, ils ne doivent absolument pas être seuls ! Voila donc comment faire : page_boite_papier_3

  • déchirer des feuilles de journaux en petits morceaux et les mettre dans une bassine ;
  • verser de l'eau tiède dessus ;
  • mélanger le plus possible à la main (avec ou sans cuillère) puis mixer pour obtenir une pâte assez liquide et surtout assez homogène ;
  • laisser poser un peu et repasser un coup de mixeur pour obtenir une pâte bien lisse ;
  • mettre un morceau de tissu en coton sur le tamis, puis de la pâte (la quantité est à ajuster selon la taille du tamis !) ;
  • bien étaler la pâte et remettre un morceau de tissu par-dessus ;
  • fermer la presse et bien la serrer pour enlever le surplus d'eau ;
  • enlever la presse, puis le "sandwich" tissu-papier recyclé-tissu" et enlever délicatement les tissus pour faire sécher la feuille à plat... et voilà !

Quelques conseils pour ceux qui voudraient essayer :

  • il faut couper les morceaux de journaux aussi petits que possible... ça prendra moins de temps pour mixer ensuite !
  • il ne faut surtout pas utiliser de papier glacé... sinon, vous allez mettre un temps fou à préparer votre pâte !
  • l'eau tiède ne m'a pas convaincue, j'ai mis de l'eau chaude... et ça fait une pâte beaucoup plus facile à mixer !
  • je vous conseille d'utiliser un mixeur qui ne servira plus à autre chose... il ressort en effet très cracra !!!
  • pour ne pas perdre de temps en classe, on a préparé la pâte en fin de matinée, et réalisé le papier l'après-midi... je pense que ça a posé assez longtemps !!
  • si vous utilisez de l'essuie-tout plutôt que du tissu, vous pouvez ensuite le re-déchirer en petits morceaux et l'inclure dans votre nouvelle pâte !
  • quand on étale la pâte et quand on serre bien la presse, beaucoup d'eau s'écoule... je conseille de faire ça au-dessus d'un bac, sinon, bonjour l'inondation !!
  • nous avons coloré nos feuilles avec différents produits naturels : piment, cannelle, paprika, chocolat en poudre... Attention, la coloration se fait directement dans la pâte avant de l'étaler... vu que je n'ai pas eu deux élèves qui voulaient la même chose, ils mettaient la pâte pour leur feuille dans un récipient, mélangeaient avec l'ingrédient demandé et étalaient ensuite sur le tamis !
  • nous avons aussi mis des inclusions : herbes de Provence, poudre de noix de coco, grains de poivre... Les inclusions se mettent une fois que la pâte est étalée, avant de mettre le deuxième morceau de tissu et de fermer la presse !

Rien de plus facile en fait... un peu salissant peut-être (surtout à 24 !), mais qu'est-ce que les enfants ont adoré !! Et puis quelle fierté pour eux de repartir avec leur petite feuille "c'est moi qui l'ai faite" !!! Même si, évidemment, ça ne ressemble en rien à du "vrai" papier !!!
Et voilà leurs résultats : (la feuille en haut à gauche est faite avec journal + essuie-tout ; celle en haut à droite : journal uniquement ; et celle du bas : journal + piment)

papiers_recycles


Édit du 19/02/2008
Suite à vos commentaires, voici quelques précisions :

  • on peut tout à fait écrire sur ces papiers, ou même dessiner, mais de préférence avec un feutre ou un stylo à pointe fine (trop difficile avec un stylo à bille à cause du relief) ;
  • ajouter de la gélatine à l'eau chaude pour maîtriser l'absorption de l'encre est une idée très intéressante ! De la gélatine avec de l'agar-agar par exemple !!!

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14 février 2008

Ceux qui étaient conquis par le savon d'Alep

img11497Nous avons pratiquement tous entendu parler du savon de Marseille, mais beaucoup moins de son ancêtre, qui n'a pourtant rien à lui envier : le savon d'Alep.

Un de nous deux (nous ne dirons pas laquelle...) n'aimant pas l'odeur du savon de Marseille, nous avons voulu essayer le savon d'Alep, avant de l'adopter ! À condition bien sûr d'apprécier l'odeur du laurier... car c'est un des ingrédients essentiels de ce savon millénaire. Le véritable savon d'Alep est composé :

  • d'huile d'olive (Olea europaea) ;
  • d'huile de baies de laurier (Laurus nobilis) ;
  • d'eau (Aqua) ;
  • de soude (Sodium hydroxyde).

La soude est indispensable pour que le savon d'Alep soit... un savon ! Sans parler de la soude chimique (beurk), il y a trois façons d'obtenir de la soude naturelle : à partir de centres de bois, à partir d'une plante (la suaeda vera) ou bien à partir de sédiments marins.
Par exemple, le pain de savon d'Alep que nous utilisons (distribué par la marque Douce Nature), indique "soude végétale (suaeda vera)".

Simplicité, naturel et efficacité, que demander de plus ?
Qu'il soit liquide pour être plus pratique ? Et bien c'est possible ! S'il existe des "savons d'Alep liquides" déjà prêts, nous avons choisi de la poudre pour préparation de savon d'Alep :


Recharge pour préparation de savon d'Alep liquide (marque Lauralep)

Il s'agit de 25g de poudre, à mélanger avec 500ml d'eau pour obtenir... 500ml de savon d'Alep liquide ! Format très pratique et hygiénique pour se laver les mains, la marque que nous avons trouvée est Lauralep, qui utilise des ingrédients de très bonne qualité (huile d'olive bio, baies de laurier bio [en excellente proportion : 30%] et soude à partir de sédiments marins).

Pour plus d'informations sur ce produit, vous pouvez aller voir cette page, qui en dit plus sur le savon d'Alep (c'est d'ailleurs là qu'on a trouvé les différents types d'obtention de la soude) et sur les produits de la marque Lauralep (c'est même plus détaillé que sur le site officiel !). Nous l'avons trouvée à 2 Euros pour produire 500ml de savon d'Alep.

Nous vous invitons à essayer le savon d'Alep (si ce n'est déjà fait) et... à regarder la liste des ingrédients d'un savon liquide "bien industriel de base", voire même des savons dits de Marseille, pour comparer... alors, convaincus ?


Édit du 19/02/2008
Une précision : la préparation liquide à base de poudre de savon d'Alep est utilisable immédiatement, elle s'épaissit dans les 48 heures et se conserve pendant deux mois.

Posté par bioeco à 23:01 - Cosmétique - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 février 2008

Ceux qui commençaient leur compost

Ce n'est pas une surprise, puisque vous avez tous lu notre billet du 27 janvier, nous avons enfin récupéré notre bac à compost ! Et nous l'avons même monté, installé dans notre jardin et... inauguré !
bioseau
picumnusOn a aussi mis dans notre cuisine le mini-bac d'intérieur (il paraît que ça s'appelle un "bio-seau" !) fourni avec. Ce bac nous permet de jeter tout ce qui ira ensuite dans le bac à compost... sans avoir besoin d'aller dehors à chaque fois ! Judicieux !!

Pour information, nous avons pu bénéficier d'une offre de notre Communauté de communes qui propose un ensemble comprenant un bac à compost de 400L, un bio-seau et un mélangeur pour remuer le compost en cours de formation... le tout pour... 12 Euros (dont une partie est même déductible des impôts) !

Ce week-end, nous avons préparé des compotes pour Bébé... mais cette fois-ci les épluchures et les trognons sont partis dans notre bio-seau. Et puis nous en avons profité pour manger des oeufs afin d'y jeter les coquilles, des légumes pour y jeter les épluchures, et puis nous avons découpé quelques morceaux de journaux et récupéré un peu des cendres de notre poêle à bois... afin d'équilibrer les substances azotées et les substances carbonées !

Et on a aussi préparé un petit lit pour notre compost avec des branches sèches ramassées dans le "bois de derrière chez nous".

Notre compost bio est donc en cours de réalisation... Il va maintenant falloir patienter et brasser régulièrement l'intérieur pour bien aérer et bien mélanger les différents types de substances !

Si vous avez des conseils pour bien démarrer son compost, nous sommes preneurs !

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10 février 2008

Celui qui s'était renseigné sur le raffinage du sucre

Molécule de saccharoseIl y a quelques jours j'avais découvert les vertus du sucre complet, qui font qu'il vaut mieux préférer le sucre complet au sucre blanc (et même roux).

Depuis, je me suis renseigné sur les procédés de raffinage du sucre et cela renforce mon sentiment qu'il vaut même mieux éviter le sucre blanc...

Le raffinage pour obtenir du sucre blanc nécessite à la fois une dépense folle d'énergie et tout un arsenal de moyens chimiques :

  • traitements physiques :
    • lavage (dans un sirop saturé pour dissoudre la couche superficielle des cristaux) ;
    • centrifugation (pour retirer la mélasse résiduelle en surface) ;
    • broyage ;
    • filtrage.
  • traitements chimiques :
    • addition de lait de chaux (pour neutraliser les acides organiques) : impuretés retirées par flottaison et filtration ;
    • clarification avec de l'anhydride carbonique et de l'anhydride sulfureux ;
    • décoloration par passage dans des citernes remplies de "noir animal" (particules calcinées d'os de bœuf) puis dans des colonnes de résines ;
    • finalisation à l'aide d'autres réactifs chimiques, comme l'alcool isopropylique.

Tous ces traitements sont réalisés pour aboutir à un sucre parfaitement blanc, du "pur saccharose" ; tout le reste, qui provenait du sucre brut, est considéré comme un "résidu" dans le processus de raffinage... Attention également, car certains sucres roux ne sont en fait que du sucre blanc (re)coloré, avec du caramel par exemple.

Je ne sais pas vous, mais je ne regarderai plus le sucre blanc du même œil...


Sources

  • "L'assiette aux céréales", de Claude Aubert (aux éditions Terre Vivante), d'après des analyses du laboratoire de l'institution de nutrition d'Amboise ;
  • le Centre ACER (Québecois) : centre de recherche, de développement et de transfert technologique acéricole.

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07 février 2008

Celui qui conseillait un livre #2

ISBN 2-7021-3742-3Ça y est, j'ai fini de lire ce livre de Nicolas Hulot : Pour un pacte écologique - avec le Comité de veille écologique, aux éditions Calmann-Lévy.

Très complet, il donne beaucoup à réfléchir sur chaque sujet abordé : économie, énergie, agriculture, territoire, transports, fiscalité, biodiversité, santé, recherche et innovation, et politique internationale.

C'est avec l'aide et la réflexion d'experts issus d'horizons très divers (le "Comité de veille écologique", constitué en 2000 pour doter la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme d'un corps de doctrine dans les domaines scientifique, économique et juridique) que des problématiques écologiques sont abordées.

Ce qui m'a plu dans ce livre, c'est le diagnostic réaliste (mais édifiant) de notre société, mais surtout les actions concrètes proposées pour rétablir la situation, sans "tout casser" ! Dans chaque domaine étudié, on peut retenir que plus on attendra, plus le réveil sera difficile... mais qu'il est possible de rectifier le tir par des mesures politiques, une prise de conscience collective et un accompagnement au changement.

Enfin, une des phrases qui m'a le plus marqué dans ce livre : "Pour le moment, celui-ci [notre mode de vie] se paye à crédit sur nos enfants et nos petits-enfants, qui eux n'auront pas profité de la fête et devront payer la facture correspondante, intérêts compris".

Posté par bioeco à 22:17 - Lecture - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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