Bio & co

Ceux qui essayaient d'apporter leur pierre à l'édifice...

31 janvier 2008

Celui qui était agréablement surpris par un emballage

Il y a deux mois, j'avais "ruminé" à propos d'un colis en provenance d'une boutique bio, car il était rempli de polystyrène pour en protéger le contenu (voir ce billet). J'étais déçu car j'aurais aimé que la logique "bio" soit appliquée jusqu'au bout...

Un autre colis est arrivé (de chez Monde Bio cette fois-ci), et j'ai failli avoir la même déception... mais les petites boules blanches de protection m'ont semblé... un peu différentes... "Un dérivé de polystyrène, toujours produit à partir de pétrole", me suis-je dit...

Particules_calages
Ça a la couleur du polystyrène, mais ce n'est PAS du polystyrène !

Eh bien NON, en fouillant dans le colis pour aller à la pêche aux échantillons gratuits, j'ai trouvé une petite carte de visite qui disait ceci :

"Nos particules de calage sont biodégradables et compostables à base d'amidon de pomme de terre et de maïs non OGM"

Super, ça veut donc dire que protéger des colis avec ces particules est économiquement viable ! Et bravo à la boutique de ne pas avoir cédé à la facilité (de procuration) du polystyrène !

Du coup, je me demande si je ne vais pas écrire à "l'autre boutique" pour leur demander s'ils n'envisageraient pas d'utiliser quelque chose de plus écologique que du polystyrène pour protéger leurs colis... car après tout, l'emballage fait partie du produit acheté et je n'ai pas envie d'acheter (ni de jeter) du polystyrène... à suivre...


Édit du 02/02/2008
J'ai envoyé hier soir (vendredi 1er février) un courriel à "l'autre boutique" pour leur faire part de l'existence de solutions alternatives en matière de protection de colis.

Peut-être qu'ils ré-utilisent effectivement des chips d'emballage qui proviennent de leurs fournisseurs, je n'y avais pas pensé... dans ce cas il va falloir écrire aux fournisseurs !!! Je vous tiendrai au courant de leur réponse...

Sinon, j'ai "sacrifié" dans un bol d'eau les quatre particules qui ont posé pour la photo : c'est impressionnant, elles se dissolvent en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire ! Génial !

Posté par bioeco à 21:06 - Écologie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 janvier 2008

Ceux qui avaient un poêle à bois

615644Dans notre nouvelle maison, nous n'avons pas pu faire tout ce que l'on souhaitait "écologiquement parlant"... question de finances... on en reparlera dans un prochain billet.

Mais on a quand même pu faire quelques investissements intéressants : outre le récupérateur d'eau de pluie (dont nous avons parlé ici), nous avons installé un poêle à bois.

Il s'appelle "Chamane" de la marque Invicta. Design, contemporain et efficace, c'était LE poêle qu'il nous fallait !
Un bon poêle à bois doit être entièrement en fonte, et pour qu'il chauffe bien de façon assez économique, il faut qu'il ait un rendement supérieur à 65%... c'est d'ailleurs ce taux qui permettra aussi de bénéficier d'un crédit d'impôts (il faut aussi qu'il ait le label "flamme verte").
Notre beau Chamane ayant un rendement supérieur à 80%, inutile de vous dire que quand on l'allume, il chauffe vraiment bien !!!!

Vous l'aurez compris, nous sommes ravis de notre achat... Mais on ne peut pas vous dire dès maintenant à quel point c'est un investissement rentable... cela ne fait pas encore assez longtemps que nous l'utilisons !
Il faudra donc patienter un peu...

Posté par bioeco à 21:47 - Maison - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 janvier 2008

Ceux qui voulaient se lancer dans le compostage

compostage_2_bulletinComme nous préparons tous les repas de Bébé et que nous avons maintenant un jardin, nous pensons sérieusement investir dans un bac à compost.

Nous ne l'avons pas encore fait pour une raison très simple : notre communauté de communes, qui en propose à moindre coût, ne les délivre que le Mardi et le Jeudi de 9h à 11h30... Donc, forcément, vous comprendrez aisément que quand on travaille, on a difficilement la possibilité de se libérer à ces créneaux-là... créneaux pourtant très larges et très arrangeants, non ??!!!
Mais cela va changer : nous connaissons une personne qui travaille sur le site de notre communauté de communes... et qui va donc nous en récupérer deux dès que possible !

Real_CompostOn va ENFIN pouvoir se lancer... vivement que nos déchets soient transformés en compost (il faut en moyenne 4 à 8 mois pour en produire avec un bac à compost) et qu'on puisse l'utiliser dans notre futur potager bio !!!

Vu que nous mangeons des oeufs, que nous épluchons environ 6 à 10kg de fruits et légumes (bio) par semaine et que nous espérons un jour avoir de l'herbe sur notre terrain pour la tondre... on devrait avoir du compost assez rapidement (si on s'en occupe bien) !!

Pour plus d'informations, vous pouvez aller ici ou . Et pour tout savoir, vous pouvez aller lire ceci !

Posté par bioeco à 14:46 - Jardin - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 janvier 2008

Celle qui conseillait un livre #1

933J'inaugure la rubrique "Lecture" en vous conseillant ce petit livre fort sympathique :
La journée de l'écocitoyen - un guide pour préserver l'envionnement

de Sabline de Lisle (préface de Jean-Marie Pelt) aux éditions Sud-Ouest.

Ce livre vous montre comment, du matin jusqu'au soir, du lever jusqu'au coucher, où que nous soyons, nous pouvons tous contribuer à la protection et la sauvergarde de notre planète... le tout grâce à des gestes très simples. Des "petits" gestes comme "on" dit communément... sauf que si "tout le monde" faisait ces "petits" gestes, que notre planète se porterait mieux !!

Un petit livre que je vous recommande donc vivement...
Vous le trouverez par exemple ici, pour seulement 8,08 euros.

Posté par bioeco à 20:46 - Lecture - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 janvier 2008

Ceux qui faisaient le bilan pratique des couches lavables

Après plus de trois semaines de pratique, il est temps de faire le point sur notre utilisation des couches lavables.
Voilà du concret et du vécu au quotidien !!


Comment ça marche ?

Le système que nous utilisons comprend une couche (en coton bio) et une culotte de protection imperméable. Cela nous fait donc deux choses à mettre au lieu d'une, mais vraiment, cela ne prend pas une minute de plus !
La mise en place sur Bébé est identique puisque les couches lavables ont la même forme que les couches jetables.

Les couches lavables demandent cependant un peu de préparation puisqu'il faut glisser une doublure et un voile protecteur (sur la doublure) à l'intérieur de la couche pour la rendre plus absorbante. Mais là aussi, en toute franchise, cela ne prend vraiment pas de temps.


Qu'est-ce qu'on fait des couches sales ?

Avec les couches lavables, on a donc trois épaisseurs : la couche, la doublure et un voile de protection (en contact avec le bébé).
Lorsque l'on change Bébé : quand elle a fait pipi, on pose tout dans notre seau ; quand elle a fait caca, on jette le voile avec les selles dans la poubelle (ou aux toilettes, c'est fait pour) et on met le reste (la couche et la doublure) dans le seau.
Ce n'est donc pas plus compliqué que de tout mettre dans la poubelle.

Mais qu'est-ce que ce seau ?... vous demandez-vous !! Ce seau contient de l'eau (on prend celle du bain de Bébé pour ne pas gaspiller) avec quelques gouttes d'huiles essentielles d'arbre à thé (bio), puissant désinfectant et anti-mycosique naturel.
Les couches trempent dans ce seau jusqu'au lavage suivant. Au moment de laver le linge, nous vidons le contenu du seau dans la machine...
Ce seau a bien évidemment un couvercle pour éviter les odeurs... Non ! Pas celles de caca (puisqu'il n'y en n'a pas dans le seau). Non ! Pas celles de pipi non plus (dilué dans l'eau, ça ne sent vraiment pas)... Mais bien celles des huiles essentielles.


Et ça fait combien de machines en plus ?

Bébé porte des couches lavables toute la journée, même chez la nounou. Cela fait donc environ 5 couches par jour. Notre stock nous permet de faire tourner trois machines par semaines, machines bien évidemment remplies d'autres vêtements (ceux de Bébé et les nôtres).
Les couches ayant trempé dans notre "mixture" désinfectante naturelle (et bio), elles arrivent donc assez propres dans la machine : nous lavons donc tout comme le reste de notre linge : machine à 30°, très peu de lessive écolabelisée et balles de lavage (voir le billet du 1er décembre 2007).
Finalement, pour nous, les couches lavables n'engendrent qu'une machine de plus par semaine.


Comment gérer au quotidien ?

Les couches lavables ne demandent en somme pas beaucoup plus d'organisation que les couches jetables. En effet, il faut penser à laver et à préparer les couches lavables ; alors qu'il faut penser à acheter les couches et à sortir les poubelles de couches jetables.
De plus, les couches lavables que nous avons choisies sèchent très vite... donc, surtout pas besoin de sèche-linge.
Au final, cela revient au même !


Qu'en pense Bébé ?

D'accord, notre point de vue à nous est important... mais celui de Bébé l'est tout autant, sinon plus ! La différence majeure pour Bébé est qu'elle n'a plus la moindre rougeur aux fesses, et, mieux, son érythème qui ne parvenait pas à partir a disparu après trois jours de couches lavables...


Et au final ?

Nous sommes ravis de notre choix des couches lavables. Bien qu'il faille les laver et les préparer, elles ne comptent pour nous que des avantages :

  • pas de mauvaises odeurs ;
  • pas de poubelles débordantes (à sortir, qui plus est !) ;
  • pas de courses à faire ;
  • pas d'érythème...


Et pour finir, nos petits "trucs" pour que tout fonctionne au mieux

Nous avons deux seaux : un dans la chambre de Bébé, à côté de sa table à langer, très pratique pour y poser directement les couches (et les lingettes) sales ; et un dans le cellier, près de la machine à laver pour y mettre les couches de la journée, celles de chez la nounou.

Pour la nounou, nous préparons les couches à l'avance : doublures et voiles de protection... c'est peut-être grâce à cela qu'elle a si facilement accepté ! Nous lui donnons aussi chaque jour un sac imperméable afin qu'elle y glisse les couches sales au fur et à mesure. Nous avons deux sacs de manière à faire un roulement !

Les culottes de protection fournies dans notre kit de changes se fermaient avec des pressions. Nous avons finalement choisi des fermetures à scratchs qui ne laissent pas de marque sur la peau de Bébé et qui se règlent de façon plus précise.

Avec le seau, on peut acheter un filet adaptable : il s'accroche aux rebords du seau et il n'y a plus qu'à mettre le filet dans la machine après l'avoir laissé s'égoutter. Nous avons ce filet... mais nous ne l'utilisons plus parce qu'en fait, il est plus pratique de retourner son seau dans la machine (parce qu'elle a une ouverture sur le dessus) plutôt que d'égoutter le filet et de le mettre ensuite dans la machine.


Édit du 23/01/2008
Suite aux commentaires, voici en détails ce que nous utilisons :

Posté par bioeco à 22:33 - Bébé - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 janvier 2008

Celui qui recherchait un dentifrice plus naturel

J'ai regardé il y a quelques jours les composants de notre dentifrice... et j'ai hâte qu'il soit terminé pour en changer ! Je vous épargnerai ici l'énumération de noms barbares, de codes INCI et autres surnoms de molécules de synthèse (dont plusieurs dérivés pétrochimiques) qu'on pourra trouver dans la liste des ingrédients... et donc dans notre bouche !!!

Après recherche d'informations sur les constituants douteux de ce dentifrice (non sans mal), on en vient au même constat pour les cosmétiques "classiques" qu'avec l'industrie agro-alimentaire "classique" : une présence anormale de produits chimiques, potentiellement néfastes pour notre santé (au mieux "tolérés" par notre organisme) et pas vraiment respectueux de notre environnement (moyens d'obtention/extraction/synthèse, déchets, pollution, etc.)...

Nous allons donc devoir trouver un dentifrice plus naturel que cette pâte aux slogans prometteurs, que nous avons jusqu'à présent eu l'habitude d'étaler sur nos dents... et qui finit dans le réseau d'épuration des eaux rejoindre tous ses amis chimiques !

Après une mini-étude de marché, j'opterais bien pour cette poudre dentaire appelée Perblan (qui nous vient de Belgique et qui s'appelle Dentoblan là-bas), repérée dans un magasin du réseau Biocoop. Attention cependant car plusieurs versions du dentifrice semblent co-exister, la recette originale étant 100% naturelle mais la version modifiée contient du propylene glycol (humectant synthétique) et de l'ethoxydiglycol (solvant synthétique)... comme quoi il vaut mieux se méfier, même avec les produits dits "naturels" (à ce propos, une charte bio Cosmebio existe pour garantir la qualité biologique des cosmétiques).

Le format en poudre de Perblan est original et intéressant, mais d'autres dentifrices naturels existent sous des formats traditionnels (en pâte/gel), par exemple les gammes de dentifrices des marques Weleda, Cattier (Dentargile), Logona et Lavera. Il est aussi envisageable de fabriquer soi-même son dentifrice... mais cela fera peut-être l'objet d'un prochain billet !

Et vous, avez-vous déjà fait le pas vers un dentifrice plus naturel ? N'hésitez-pas à ajouter un commentaire pour nous faire part de votre expérience !


Édit du 24/01/2008
Tout d'abord merci pour vos commentaires, cela fait plaisir de voir que ce sujet n'est pas (qu')une lubie personnelle ;)

Ça y est, j'ai acheté aujourd'hui de la poudre dentifrice Perblan (au citron) ! Impression du premier essai : la sensation est... "agréablement surprenante" !
Au tout début cela semblait très fade (et décevant), mais rapidement, une mousse légère se forme et une saveur très discrète se fait sentir. Pas encore assez de recul sur la "sensation d'haleine fraîche au fil du temps" (l'essai date d'une demi-heure !), mais la délicatesse des arômes fait que, contrairement à beaucoup de dentifrices classiques, on n'est pas tenté de se débarrasser au plus vite de ce goût ultra-fort qui nous agresse au premier contact, et qui est très désagréable après un repas... du coup le brossage a été prolongé !
L'action détergente a l'air très efficace (tout en étant assez douce pour les dents), et la perception de propreté est impeccable ! Quel plaisir aussi de savoir que tout est naturel...

Peut-être est-il intéressant d'alterner avec un autre dentifrice au goût plus prononcé le matin... à peaufiner !

Enfin, la fabrication maison de son dentifrice est une piste à explorer ; par contre, cela demande de se renseigner encore plus sur chaque ingrédient ! À suivre...

Posté par bioeco à 19:47 - Cosmétique - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2008

Ceux qui testaient des produits bio #1

#1 : les minis petits-beurre à l'épeautre complet

La marque Jardin BIO' fait des "Minis petits-beurre à l'épeautre complet et au sel de Guérande".
Nous avons voulu tester pour nous, pour Bébé... et maintenant, pour vous !!

Le verdict sera on ne peut plus bref : un régal !!!! Nous, on adore. Bébé devient folle quand elle voit le paquet... Et vous ???

Posté par bioeco à 11:21 - Alimentation - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2008

Celle qui apprenait le tri des déchets à ses élèves

ecoleLe tri des déchets et le recyclage... un geste qui paraît anodin et acquis chez tout le monde...
Eh bien, non !!
La preuve chez mes élèves : entre ceux qui ne trient pas les déchets chez eux et ceux qui ne respectent pas les consignes de tri... j'ai eu une bien désagréable surprise !

Soit ! Les familles de mes élèves ne sont pas très "tri des déchets"... eh bien, leurs enfants vont devenir de vrais spécialistes en la matière !!!

Et me voilà partie en croisade pour apprendre à mes élèves à trier les déchets :

  • séance de préparation : lister tous les déchets que l'on trouve dans une maison et son jardin ; découvrir tous les types d'endroits où l'on peut mettre ses déchets dans notre commune (poubelle jaune pour le recyclage, poubelle normale, bac à compost, déchetterie)...
  • séance autour des quantités de déchets, avec quelques photos bien choisies, ça marque toujours les esprits !
  • séance sur les différents types des déchets ;
  • séance pour ranger tous les déchets listés dans les bonnes "poubelles"... et là, croyez-moi, ce n'est pas du luxe : mes élèves ont jeté des bidons d'huile et des pneus dans le recyclage, des cartons dans la poubelle normale et amènent des barils de lessive vides à la déchetterie... non, non et re-non !!!!
  • séance pour découvrir les fascicules de notre communauté de communes sur le tri des déchets...
  • séance pour remettre correctement les déchets listés dans les bonnes catégories... et quelle séance... c'était franchement nécessaire, mais ça a super bien marché !!!!

Bien sûr, ce travail est étalé sur plusieurs semaines. Il s'achèvera par la visite de "notre" centre de tri... celui où partent nos sacs de recyclage !
Et puis, parce que la théorie c'est bien joli, mais la pratique c'est mieux, nous allons faire du tri réel... et avec les objets mis dans les sacs de recyclage, nous fabriquerons des statuettes !!

Mes élèves sont super motivés... Espérons qu'ils en retireront des acquis solides, durables... et qu'ils les mettront en pratique !!!!

Posté par bioeco à 22:17 - Écologie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2008

Ceux qui étudiaient la théorie des couches

Comme nous le disions dans un précédent billet, nous nous sommes lancés dans les couches lavables.
Mais au fait, pourquoi ? Parce que les couches lavables présentent de nombreux avantages par rapport aux couches jetables, que nous allons répertorier ici.


Aspect économique

Avant qu'un bébé ne soit propre (en moyenne vers deux ans et demi), il aura besoin d'environ 5500 couches, soit un budget estimé à 1700 Euros (sans compter les sacs poubelles, qui se remplissent pourtant à une vitesse incroyable avec des couches jetables).
La commune devra aussi payer, via les impôts locaux, 80 Euros pour un enfouissement en décharge (ou 90 Euros pour une incinération) de toutes les couches de cet enfant...

Les couches lavables demandent un investissement de départ et un budget d'utilisation au quotidien.
L'achat de toutes les couches, qui serviront de 0 à 2 ans et demi, revient environ à 500 Euros (culottes de protection comprises). Les coûts d'utilisation (lavages, feuillets de protection, etc.), représenteront 200 Euros sur deux ans et demi. Le budget total est ainsi évalué à 700 Euros.

C'est un bon point pour les couches lavables, d'autant plus que si vous avez un autre enfant, seul le budget d'utilisation (200 Euros) se répètera, alors qu'avec les couches jetables ce sera le budget total (1700 Euros)...


Aspect sanitaire

Les "ingrédients" d'une couche jetable sont gardés secrets par les industriels qui les fabriquent. Mais d'après plusieurs analyses, une couche jetable est composée :

  • de cellulose issue de la pulpe de bois ;
  • de plastiques (polyéthylène, polypropylène, polyester, caoutchouc de synthèse... que de doux noms de matières qui peuvent être sources d'allergies) ;
  • et... d'une cinquantaine de produits chimiques ! Parmi ces produits, on peut citer :
    • le "gel de polyacrylate de sodium réticulé" (polymère ultra-absorbant) ; associé au syndrome de choc toxique, ce produit a été retiré des tampons hygiéniques féminins en 1985...
    • des produits cancérigènes comme le benzol (dans le gel absorbant), le furane et la dioxine (dans la cellulose et l'enveloppement des couches), la dioxine étant impliquée dans des dérèglements hormonaux, des déficiences immunitaires, des troubles de la fertilité et du développement neurologique ;
    • des composés organiques volatiles qui peuvent provoquer de l'asthme.

Les fabricants annonçaient en 2000 qu'il n'y avait pas de TBT (polluant extrêmement toxique pour les systèmes immunitaire et hormonal, même en très faible concentration) dans leurs couches alors que Greenpeace prouvait le contraire... qu'y a-t-il d'autre aujourd'hui dans ces couches ?

D'autre part, les couches jetables, très impérmeables à l'eau mais aussi à l'air, ne laissent pas la peau respirer, ce qui provoque une température scrotale très importante. C'est pourquoi elles sont soupçonnées de favoriser l'infertilité masculine et le cancer des testicules...

Les couches lavables n'exposent pas les fesses et la santé de bébé à tous ces dangers, elles laissent sa peau respirer et sont composées de matières naturelles (coton bio, chanvre, bambou, etc.) qui préviennent les allergies.


Aspect environnemental

Une couche jetable doit d'abord être produite et cela se traduit par :

  • des arbres abattus pour la cellulose (des millions chaque année pour toutes ces nouvelles couches) ;
  • du pétrole pour les plastiques (une tasse de pétrole par couche) ;
  • de l'énergie dépensée (3,5 fois plus que pour concevoir et utiliser une couche lavable) ;
  • de l'eau consommée (2,3 fois plus que pour concevoir et utiliser une couche lavable)... et polluée.

Chaque couche jetable sera ensuite... jetée ! Sans compter l'emballage, cela représentera environ une tonne de déchets non recyclables par enfant. Chaque couche jetable mettra des centaines d'années à se dégrader : largement plus qu'il n'en faut pour contaminer le sol et les nappes phréatiques en dégageant de la dioxine et des produits chimiques (vu que ces couches en contiennent, rien d'étonnant !).


Conclusion

Voilà donc pour la théorie : il est difficile de trouver des inconvénients aux couches lavables ! Le concept du jetable n'est d'ailleurs pas rationnel quand on utilise un objet plusieurs fois par jour et sur plusieurs années... cela est communément admis pour certains objets (ex. : qui s'achèterait des couverts jetables pour manger au quotidien ?), mais l'image des langes d'antan hante encore les esprits qui se veulent modernes...

Nous n'avons pas abordé la pratique ici (en particulier ce qui peut rebuter : l'organisation autour du lavage), ce sera l'objet d'un autre billet, mais nous pouvons déjà vous dire que c'est très positif !


Pour en savoir plus
Nous avons principalement puisé nos informations dans trois références :

Il existe enfin une association pour la promotion des couches lavables, "Bulle de Coton", qui donne beaucoup d'informations, de conseils et propose des liens intéressants sur leur site.


Édit du 14/01/2008
Comme nous le disions dans le billet sur les lingettes lavables, les tissus en bambou ne sont pas toujours 100% naturels, loin de là... Mais des couches lavables, même en bambou qui contient de la viscose, restent toujours bien moins chimiques ques les couches jetables.
Notre choix s'est porté sur du coton bio... et là, le naturel est vraiment à 100% !!!

Posté par bioeco à 17:34 - Bébé - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 janvier 2008

Celui qui comparait le prix des pommes

PommesQuand on parle de fruits bio, on a tendance à penser qu'ils coûtent plus chers que les fruits non-bio (puisque le mode de production bio s'impose des contraintes de qualité et que le mode de production non-bio se pose moins de questions environnementales pour favoriser... le volume).

C'est justement ce surcoût que j'ai voulu apprécier, en comparant les prix de différentes pommes, pour disposer d'un exemple à propos du fruit le plus consommé en France.

Je suis donc allé relever, "pour toi public", les prix affichés de pommes bio et non-bio. Et bien... vous allez voir qu'il n'est pas impossible de manger des pommes bio moins chères que des pommes non-bio (sous certaines conditions) :

ComparatifPommes

Notes :

  • les barres dans les tons bleus correspondent à des pommes non bio, en supermarché (Géant Casino) ;
  • la barre noire correspond à des pommes bio, en supermarché (Géant Casino) ;
  • les barres dans les tons orangés correspondent à des pommes bio, en magasin bio (du réseau Biocoop).

Ce qui en ressort, c'est que :

  • les pommes bio en supermarché classique sont très chères ; on dirait presque que c'est voulu : je les ai trouvées vendues par lots de 4, en barquette, sous plastique, etc. ;
  • il est possible de consommer certaines variétés de pommes bio pour un prix inférieur à des variétés "réputées" de pommes non-bio (ex : Bio Melrose et Bio Braeburn moins chères que les Pink Lady, et Bio Pilot moins chères que les Golden Rosées) ;
  • en magasin bio on peut avoir accès à des pommes "de second choix" qui sont très intéressantes, par exemple des pommes grêlées (qui ne sont finalement que très peu abîmées) au prix des pommes les moins chères, voire même des pommes "à compote" (dans ce cas des "Florina" de petit calibre) pour un prix défiant toute concurrence !

Allez, tous à vos compotes... bio !!!

Posté par bioeco à 10:25 - Alimentation - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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